| Eauze Dimanche 6
Juillet
Western dans le
Gers
Ce n'est pas un temps
de courant pour le far West mais c'est
sous un ciel lourd de nuages et alors
que le thermomètre n'indiquait
que 20 petits degrés que nous
pûmes assister au défilé
des 6 pupilles de Javier Perez Tabernero
Sanchez.
Chacun des piétons hérita
d'un lot composé de deux toros
aux caractéristiques similaires
pouvant rappeler le fameux Western
spaghetti de Sergio Leone : Deux bons,
deux brutes et deux truands.
Les deux bons, nommés ainsi
pour contribuer à mon effet
de style ( n'étant simplement
que les moins mauvais ) échurent
à Juan Bautista. L'arlésien
réussit une excellente faena
face au tambour major. Son toreo classique
souvent composé de quatre derechazos
terminé par le pecho main gauche
réussit rapidement à
ébranler l'orchestre. Le toro
protestant du chef fut canalisé
par la muleta autoritaire du français
humiliant fort le récalcitrant
pour l'obliger à collaborer.
Sa faena s'adapta parfaitement à
son toro qu'il envoya ad patres d'un
volapie parfait qui par malchance
ne fut pas récompensé
à sa juste valeur pour cause
de mort longuette qui refroidit les
travées. ( Salut au tiers ).
La faena face au second bon brindée
à Pierre Miquel fut identique
à la première et la
clique fit sonner les cuivres dès
la deuxième série. Or
le toro s'éteint vite et Jean
Baptiste, après qu'il eût
fait tout ce qui était en son
pouvoir pour le faire passer sur les
deux bords le coucha au second jet
d'une entière trasera et tendida
mais d'effet rapide qui fit tomber
un mouchoir du palco. ( Peu importe
l'épée pourvu que le
toro tombe vite ).
Julien Lescarret dut s'arrimer
face aux deux brutes de l'envoi. Face
au premier ce fut une guerre de tous
les instants pour réussir à
lier des passes se retournant bien
avant la fin de la passe pour renifler
les zapatillas du Landais. Il parvint
tout de même à lier une
bonne série de trois droitières
rématées par une passe
du mépris et, mis en confiance
continua par un chapelet d'ayudadas
très bien tirées. Les
passes par le bas pour préparer
l'entrée à matar eurent
un impact négatif sur le public
et suite à une entière
caïdita il salua au tiers.
La seconde brute n'ayant pas plus
de pitié que Setenza dans le
film, il fallut que Julien fît
parler toute son expérience
si vite acquise, pour que son opposant
ne puisse faire parler la poudre de
son chargeur installé sur ses
cornes. Sa dernière série
en passant le piton nous permit même
d'entr'apercevoir Sentenza entamer
une danse au saloon. La quatrième
balle eut raison de la brute. ( Silence
après avis )
Daniel Luque quant a lui vit
sortir les deux truands de l'après-midi,
au physique élogieux mais au
moteur en panne. Le magnifique salpicado
sorti en trois se paralysa dès
la deuxième série, alors
que le sixième, au physique
aussi imposant qu'un charolais, s'employant
peu contre le peto renversa tout de
même la cavalerie, mais ce n'était
que de la poudre aux yeux puisque
Tuco s'éteint dès qu'il
entendit les première clarines.
Nous ne retiendrons qu'un capote esthétique
et dominateur mais il reste quasi
inédit pour les Elusates muleta
en main, du fait de l'immobilisme
bovin. ( silence et silence ).
En matinée,
novillada sans picador de Jean Louis
Darré composée de deux
novillos de l'Astarac (d'origine Guardiola)
excellents (le second fit une vuelta
le récompensant d'un propension
à répéter les
charges impressionnante) , ainsi que
deux marqués du fer Camino
de Santiago (origine Domecq) un peu
en dessous des précédents
pour :
Thomas Dufau
: Oreille et oreille
Mathieu Guillon : 2 oreilles
et salut
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