Journée mémorable de Saint-Sever

Le premier toro n'arrive pas bien, je ne le vois pas avec la poussière je m'y couche dessus. Je suis persuadé que je vous ai fait des frayeurs... mais moi aussi...
Cela ne m'a pas fait douter bien au contraire.

Le second, plus joli dans sa charge mais pas franche, le saut a été plus correct.

Alors le troisième n'en parlons pas : un faux départ et, par la suite, il fallait que je le saute quoi qu'il arrive, car mentalement je commencais a douter ; je le saute de côtè mais bon c'est passé.

C'est après ce toro que Didier Borde m'a conseillé de les prendre dans l'autre sens car ils étaient génés par la zone d'ombre.

Ce qui fut le cas : après, ce n'était plus la même histoire : les trois derniers partaient plus franchement et là je commençais vraiment a me régaler.

J'ai eu droit à une reconnaissance des toreros qui m'a énormement touché, quand, sur le sable de l'arène, ils m'ont appelé.
Victor ma dit : " au nom de tous les toreros ici presents, tu as notre plus grande estime ".

Et, cerise sur le gâteau, être porté sur les épaules par Stéphane, ce MONSIEUR de la tauromachie espagnole... ENORME...

Que de souvenirs dans la tête et, pour longtemps j'èspère !

Et, si vous avez des questions, j'y répondrai avec grand plaisir

LAURENT MARTINEZ

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