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Le dernier K O
Il y est né, il y a grandi, dans
le millieu de la course landaise.
Il a commencé comme entraîneur, puis est
devenu écarteur chez Latapy sous la coupe de
Michel2.
Pour sa premiere année, il faillit bousculer
les ténors lors d'un championnat de France.
Il a fait son chemin, le bougre : la ganaderia de Gisèle
puis la DAL, pour revenir chez Lassalle et pour finir
sa carrière a l'Armagnacaise.
Beaucoup vous diront de lui qu'il est un chef exemplaire,
un meneur d'hommes.
Terminer sa carrière ? Pas par choix,
mais par obligation.
Victime d'un grave accident en piste, il est remercié,
et gentiment, par son ganadère, comme une vulgaire
chaussette usée. Obligè de sortir par
la petite porte.
Voilà comment finissent les toreros landais quand
il ne peuvent plus servir.
A croire que c'est une spécialité de ce
ganadero, car Didier n'est pas le premier : avant lui
Thierry Laborde qui, pendant des années, a sauvé
maintes courses, fut remercié de la même
manière.
Et je passe sous silence d'autres toreros.
Sont-ils de la vulguaire marchandise ?
Une main de fer dans un gant de velours, me direz vous
? Non car il manque le respect.
Et la solidaritè de ses copains de piste ?
Les temps on bien changé !
Dans d'autres ganaderias, on voit les anciens engagés
comme conseillers auprès des jeunes.
Connaissant Didier LATAPY, il rebondira, on le
lui souhaite. On le retrouvera bientôt dans le
millieu.
SUERTE DIDIER !
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